ABANDON – ADOPTION – ORIGINES… et MATERNITÉ:
JOURNAL D’UNE MÈRE « BIOLOGIQUE »
«Le lien qui unit un enfant et la mère qui lui a donné la vie est unique et dépasse la séparation des années de silence et d'absence, il est là pour toujours».
VRAI OU FAUX ??
«Certaines femmes ne se souviennent même pas d'avoir mis un enfant au monde...»
« Écoutons ce que nous n'avons pas envie d'entendre »…
http://www.consapevolezza.it/mandala/frame/madri.asp
Un document exceptionnel à lire très attentivement
LA MATERNITÉ, SES MOTIVATIONS, SES EFFETS...
L'AMOUR, LE DÉSIR D'ENFANT, LA RECONNAISSANCE, LE PÈRE...
Probablement, après avoir lu cette page, beaucoup d'entre vous vont me détester. Je veux courir le risque. Cependant j'estime nécessaire de faire tout d'abord un bref préambule pour limiter au maximum les mauvaises interprétations et les incompréhensions. Cette analyse a été faite sur la base d'observations quotidiennes sur "cette" société. Sur celle-ci et non pas sur une autre. C'est à dire que je ne considère pas valide au sens absolu ce que je m'apprête à affirmer, mais uniquement par rapport à ce type de société et à toutes les cultures où la liberté de choix de la femme est encore limitée. Il faut rappeler que la liberté de choix n'est pas quelque chose que l'on peut exercer à l'âge adulte; la liberté de choix dépend des opportunités que les adultes déterminent pour leurs enfants dès leur premier instant de vie. Souvent cette voie peut paraître et être sans issue. Toute personne a la faculté de dépasser la culture et la mentalité au sein desquelles elle a été élevée, mais c’est certainement plus difficile pour ceux et celles qui n'ont jamais eu conscience de leurs propres droits et de leur propre valeur. C'est pourquoi ceci n'est pas une accusation acharnée contre les mères, mais une analyse, un constat sans jugement, que j'estime utile pour prendre conscience d'une problématique psychologique et donc jeter les bases pour son dépassement.
Préambule
Il s'agit d'une invitation aux femmes à ne pas s'identifier trop avec un rôle naturel et social qui finirait par les asphyxier. Pour quelqu'un il sera facile de me rappeler que seulement ceux qui sont impliqués à titre personnel peuvent se permettre le luxe de la cohérence. Cependant il existe des données précises qui valident ma théorie. Il suffit de regarder les résultats des études sur les aspects sociologiques du suicide des femmes. Un grand pourcentage de femmes qui essayent de se suicider sont des femmes au foyer qui ont consacré leur vie au soin de la famille et qui, une fois que leurs enfants ont grandi, se sentent inutiles et voient leur vie dépourvue de sens. Mais mis à part ces gestes extrêmes, dans la plupart des cas, celles qui n'ont pas la possibilité ni le courage de se procurer toutes seules leurs propres satisfactions se retrouvent confrontées inévitablement à la frustration et à la déception. J'espère donc que cette page soit lue et considérée comme une sincère invitation adressée aux mères à vivre davantage pour elles-mêmes (seul moyen de vivre pleinement aussi pour les autres...), et aux hommes à reconnaître dans cette société malade le fruit de leur propre imposition.
-------------------------------------------------------------------------------------------
On dit qu'il n'y a pas d’amour plus fort et plus intense que celui d'une mère pour ses enfants: un amour pur, inconditionnel, courageux, généreux. Il est très difficile de défier ce sens commun sans recevoir en échange des regards pleins d’étonnement, de désapprobation et d’hostiles reproches d'ingratitude. Les enfants, en dépit des désaccords, défendent la réconfortante illusion d'être vraiment aimés, et les mères, bien que portant en elles la condition première, en oublient les tourments, à cause de leur rôle actuel. Celles-ci, en effet, pour quelque - à moi obscure – raison, décident de suivre la voie naturelle de la procréation, la pulsion instinctive de protection de l’espèce, mais, en tant qu’êtres humains "civils", elles ne se limitent pas à cela, parce qu'autrement elles ne seraient pas justement récompensées de tous les innombrables inconvénients de la maternité.
Pourquoi, en effet, s’importuner à subir le poids d'un corps transformé et endolori, les nausées, le douleur, la pudeur de la régression dans la matière, les déboires sociaux, les privations, les nuits d’insomnie à vaquer au nouveau-né, le temps et les énergies pour élever l'enfant, si ceci ne représentait pas pour la mère l'épanouissement de propre «ego»? Pourquoi supporterait-elle tout cela si ensuite elle devait laisser la nouvelle créature libre d'expérimenter, de faire des erreurs, et dès son adolescence d’abandonner la cellule familiale pour poursuivre son propre chemin? Si les êtres humains n'avaient pas la liberté de choisir, comme dans le cas des animaux et, comme dans le temps, cela arrivait à eux aussi à cause des réelles difficultés à planifier la procréation, alors peut-être que cette interrogation n’aurait aucun sens, puisque s’agissant de quelque chose d'inévitable, pas nécessairement agréable, tel que peut l’être un phénomène atmosphérique ou une maladie.
Mais aujourd'hui, avec la possibilité de décider si et quand procréer, entre en ligne de compte l'importance de la motivation. Acceptation des valeurs sociales, sentiment de vide, besoin d'affection? Toutes ces possibles raisons rentrent dans un même unique principe: l'ego, le «moi». Quelqu'un pourra objecter qu'il y a d’autres causes retenues non égoïstes par le sens commun: l'instinct maternel, l'amour pour les enfants.
Et ici s’ouvre l’immense question de «qu’est-ce vraiment l’amour». En effet, qu’est-ce que l'instinct maternel si ce n’est la nécessité de se sentir utile, de remplir un vide affectif, de tendresse et de continuité, c'est-à-dire « ego » ? L'ego est ce qui rend possible la vie dans cette forme, ce qui détermine l'attachement à l'existence et, si on partage la thèse bouddhiste selon laquelle la vie est souffrance, alors l'ego est la cause même de la souffrance: en cela est son grotesque et son tragique. Ce n’est pas par hasard que toutes les religions prédisent la nécessité de dépasser son ego, tandis que dans le Bouddhisme on va même jusqu’à en formuler le corollaire, c'est-à-dire la nécessité de dépasser l'existence même. Alors, est-ce de l’amour ce qui pousse à créer une vie nouvelle, et donc une nouvelle souffrance? Est-ce de l’amour ce qui, pour remplir son propre vide, se sert d'autres êtres humains créés expressément pour cela?
Une attente implique toujours un certain niveau d’illusion, de désir, et expose inévitablement à la déception: l’enfant en qui on posait tous ses espoirs devient un fardeau. Mais aucune mère n’arrivera à formuler ouvertement cette expression, ce seront ses comportements, sa nervosité, son insatisfaction à le faire. De même que pour l’animal pour lequel l’amour maternel est adapté à sa fonction à remplir de survie de l’espèce (et l’inéluctable “mécanique” liée à ce sentiment est, à mon avis, une négation intolérable de la liberté) et s’éteint dès que son petit est assez grand pour subvenir à ses besoins, les mères découvrent également cette fatigue découlant de leur rôle ainsi que toute la vanité de leurs attentes de satisfactions. En réalité, comme cela arrive souvent, «le bonheur» et l’assouvissement ne viennent pas des personnes, des choses ou des situations extérieures, mais de notre propre degré de conscience. Et les enfants sont à l’extérieur de nous, ce sont d’autres êtres humains complets et à part entière. Les mères qui, comme la plupart des êtres humains, ne veulent pas s’assumer la responsabilité de leur bonheur, trouvent plus facile de considérer leurs enfants comme une partie d’elles-mêmes et de prétendre d’eux leur propre satisfaction personnelle. Les enfants, par contre, du moins jusqu’à ce qu’ils deviennent pères ou mères (déjà que les êtres humains difficilement sont capables de cohérence et d’honnêteté lorsqu’il s’agit d’assumer de nouveaux rôles), perçoivent très distinctement leur autonomie et réagissent par la rébellion ou par le renfermement à cet excès d’attentes maternelles: de là part le conflit au sein des familles.
Et celles-ci sont évidemment le premier noyau de souffrance pour les nouveaux-nés. Le couple, dont naît une nouvelle vie, est souvent mal assorti et uni par des liens fragiles et non essentiels, qui sont souvent issus du besoin que le «moi» de l’un a du «moi» de l’autre; il est rarement uni par une vision commune des choses, par une recherche commune, par un regard tourné dans la même direction. Un tel couple ne pourra jamais grandir ni ne saura d’autant moins aider un autre être humain à bien grandir. La famille, par conséquent, n’est pas le “nid d’amour” entre des personnes profondément unies, mais un noyau d’individus qui, en vertu d’une froide institution, dorment et mangent sous le même toit. Au cœur de ce noyau, c’est une guerre déclarée entre des individus qui, en tant que tels, luttent pour eux-mêmes, pour leurs propres désirs à satisfaire et pour leurs propres besoins. Mais la vie sous cette forme et cette dimension ressemble à une école et, comme on le sait, on va à l’école pour apprendre, apprendre en commettant des erreurs, puisque l’expérience est la seule façon d’apprendre et qu’elle n’a pas d’autre chemin qu’elle-même. C’est pourquoi sans doute la famille *doit* faire souffrir l’être qu’elle mettra au monde: ce sera sa première “classe”, son premier niveau d’études. Cela ressemble à un jeu cruel, à un scénario établi par d’autres auquel il s’avère impossible d’échapper et auquel on se conforme en suivant une pulsion aveugle qui nous fait prendre un réflexe conditionné pour de l’amour. Si nous étions réellement conscients de ce jeu, de cette impulsion originelle qui annule systématiquement la faculté de choisir, nous nous refuserions probablement de nous y soumettre, et l’espèce humaine s’éteindrait. Et en effet, celui qui a compris ce mécanisme, car il s’agit bien d’un mécanisme, choisit de ne pas procréer et de vivre son impossibilité à pénétrer à fond la réalité comme un défi qu’il faut accepter et relever tout en sachant qu’il ne gagnera qu’en mourant. Or, je ne sais pas si l’extinction de la vie humaine est un bien ou un mal; bien que penchant plutôt pour la première hypothèse, ce n’est pas de cela que je veux parler, mais de la maternité, de ses motivations, de ses effets.
La mère met au monde ses enfants avec une hypothèque qui pèse sur leur bonheur dès leur premier instant de vie: “mon enfant devra être ma joie, ma satisfaction, ma source d’affection et d’épanouissement, et quand je serai vieille il sera ma consolation et mon réconfort. Il ne pourra pas en être autrement puisqu’il existera «grâce à moi» ”. Si nous étions sûrs de cette opportunité de gratitude, nous devrions peut-être être d’accord avec cette mère, du moins en partie. Mais, comme nous l’avons vu plus haut, nous n’en sommes pas sûrs du tout. Dans tous les cas, pourquoi devrions-nous être infiniment reconnaissants à une personne qui nous met au monde pour se gratifier elle-même et qui, afin que cela se produise réellement, veut nous priver de notre liberté et de notre possibilité d’auto-épanouissement? Mais, avant cela encore, pourquoi devrions-nous être à priori reconnaissants à la personne qui nous a mis au monde malgré que la vie soit souffrance et que cette personne elle-même se chargera de ne pas nous en priver? Mais le fardeau de la matière et de ses incroyables réactions chimiques qui sont à même de façonner pensées et comportements peut être dépassé en réalisant l’opération inverse: façonner la matière, les réflexes conditionnés, les instincts primordiaux au moyen de la conscience. Je veux détruire les plans de ceux qui nous veulent de simples automates, de ceux qui exigent «la vie pour la vie» et qui, pour ce faire, nous rendent esclaves de nos pulsions involontaires. Je me rebelle à la suprématie aveugle de la vie qui, pour se protéger, sème la mort et la destruction chez d’autres êtres humains en se nourrissant de leur souffrance, vu qu’eux aussi sont désireux de se protéger et se perpétuer. Pourquoi donc devrais-je procréer? Et pourquoi devrais-je me congratuler avec ceux qui décident de le faire? L’homme en effet, dans la plupart des cas, vit la paternité comme une expérience importante mais pas fondatrice. Certes, son implication émotive sera très forte, mais n’en vivant pas les effets sur sa propre peau (ici, nous sommes dans le domaine de la nature) et n’en percevant pas le conditionnement profond dans sa propre liberté (là, nous sommes dans le domaine social), il n’est pas assujetti à l’attente que la mère a vis-à-vis de son enfant. Pour le père, qui n’a pas investi tout son avenir sur son enfant, il est possible d’entreprendre aussi d’autres choses, de changer de vie, d’habitudes, de lectures, de mentalité, de s’engager sur un chemin philosophique et religieux qui l’emmènera loin de l’expérience familiale. Pour la mère, ce n’est pas si facile, parce que, pour elle, le changement de ses propres plans équivaut à l’échec de son investissement et de la prise en charge de la responsabilité de son propre bonheur, un pouvoir que la société machiste lui a toujours nié. Ainsi, pendant que l’enfant grandit et que le père reprend son existence, la mère voit son but s’évanouir, ses espoirs s’écrouler; elle devient terriblement exigeante. Au cas où son abattement évident ne suffirait pas, elle peut alors recourir à tous les moyens pour ramener son enfant au bercail maternel, ou du moins le faire sentir terriblement en faute pour son ingratitude. Pour une personne aussi prise par elle-même, convaincue en toute bonne foi de mériter la gratitude éternelle, tout ce qui peut éloigner ses enfants devient une menace dangereuse à sa propre exigence de certitude. Voilà donc que la famille, par l’intermédiaire de la mère, empêche ou essaye d’entraver l’envol de ses enfants. Elle veut en empêcher la liberté de choisir, la même qu’elle n’a jamais exercée. Plus souvent encore, elle reste indifférente, sourde et réfractaire à toute action qui distingue l’un de ses membres. Plutôt que d’être intéressée, orgueilleuse et solidaire avec certains actes importants et courageux des enfants, elle les refuse, les fuit, fait comme s’ils n’avaient jamais existés, évite même soigneusement qu’on en parle. Ou bien, deviennent alors simplement une occasion de parler d’autre chose. En général, les soupirs d’envol de ses enfants sont vécus par la mère comme une reproche silencieux de sa pérennité ou ressentis comme une menace à position centrale. Une mère frustrée préférerait un enfant voleur à un enfant libre, pourvu qu’il reste bien à elle, qu’elle voie en lui le fruit de son investissement. Il ne faut pas croire que ce sens particulier attribué à la mère se limite uniquement aux femmes dépourvues d’un propre rôle social ou sans culture. Les manifestations peuvent varier, mais les principes sont les mêmes, s’insinuant peut-être indirectement ou moins évidents, puisque c’est justement souvent la femme qui a connu le plaisir de la liberté qui est la première à exiger une valeur équivalente aux privations (qui lui ont été) imposées par sa propre expérience de mère. Comme toujours, être pleinement conscient est la clé pour améliorer la qualité de son existence et de celle d’autrui, exactement dans cet ordre. L’altruisme en effet ne peut pas être la cause de la conscience, mais seulement son effet. La connaissance de soi devient ainsi essentielle afin que celle que l’on croit de la générosité soit réellement telle et pas seulement l’énième déguisement de l’ego pour se gratifier. Et la connaissance de soi a besoin d’introspection et d’expérience, des qualités qui demandent des énergies et du temps pour soi. Au début, il peut arriver que le parcours de la connaissance de soi passe par le plus obscur égoïsme dans l’accomplissement d’expériences extrêmes, mais seul celui qui est prêt à descendre à l’enfer des erreurs sera prêt à monter aux sommets les plus hauts de l’expérience spirituelle réellement pleine de compassion. La conscience mûrit dans la liberté. Celui qui consacre sa vie aux autres sans passer d’abord par soi-même, sans s’autoriser à penser, vivre, oser, ne pourra jamais permettre que les sujets de sa générosité soient libres, audacieux et autonomes. Et en descendant plus en profondeur, celui qui dédie sa vie aux autres sans avoir mûri la pleine prise de conscience qui découle de l’expérience elle-même, ne sera pas alors réellement généreux, mais foncièrement égoïste, parce qu’il sera en train d’utiliser les autres pour fuir soi-même. Et justement, la mère qui devient ainsi n’a souvent pas eu le temps, les opportunités ou la force de passer d’abord par elle-même. Et la société a dans cela une responsabilité fondamentale: la société, même la plus civilisée, ne concède pas à la femme les mêmes libertés et les mêmes opportunités qu’à l’homme. Probablement, ce désir de domination qui est présent à un stade quasi ancestral même chez le plus intelligent des hommes, est dû au même instinct aveugle de préserver l’espèce dont nous parlions pour l’amour maternel: l’homme sent que la femme ne doit pas être libre et consciente, sinon elle fuirait son rôle de mère et mettrait en péril la survie de l’espèce. Suggérer une solution pour la souffrance infligée par les mères à leurs enfants et à elles-mêmes serait tout à fait inutile, le seul antidote étant la pleine prise de conscience de tous les individus qui font la société.
L’Italie découvre la difficulté maternelle
"La clinique des mauvaises mères"
La maison des mères qui n'aiment pas leur enfant est un immeuble horizontal blanc et gris, silencieux et isolé. Aux alentours, il n'y a rien d'autre, sauf un cimetière. Un panneau indique: «Maternologie». Il y a une rangée de poussettes devant la poste d'entrée. A l'intérieur les enfants pleurent, la télé est allumée. L´hôpital de L’Ecole-Saint-Cyr, près de Versailles, est l’unique au monde dans son genre: il soigne les femmes qui, tout ayant eu un enfant, ne se sentent pas mères.
"Accoucher ne suffit pas à se sentir mère" explique Jean-Marie Delassus, un homme costaud, avec une maîtrise en psychologie, qui a inventé dans les années 80 cette étrange science qui s'occupe de comment se développe l'instinct maternel. Son centre est aujourd'hui financé par l’état, et c'est une réponse à une proposition de loi pour créer des structures semblables dans chaque région. C'est aussi une science qui n'est pas écrite dans les encyclopédies et qui provoque beaucoup de polémiques.
Mais les spécialistes lui promettent un bel avenir: 1 mère su 10 a des difficultés d'ordre affectif durant la première année de vie de leur enfant. C'est un problème différent du baby-blues, qui se manifeste aux alentours du 3ème jour après la naissance et qui disparaît tout de suite après. «Il s'agit d'un mal obscur et secret, explique Delassus. Les mères ont un profond malaise durant des semaines, des mois. Elles souffrent et elles en ont honte, parce que ne pas aimer son propre enfant est la chose la plus terrible qui puisse arriver à une femme. Après des années passées à étudier, les médecins n'ont pas trouvé d'origine commune au "mal des mères": parfois la cause est à rechercher dans l'enfance, d'autre fois, il s'agit d'un problème avec le mari, de l'image qu'une femme a d'elle-même, ou encore d’un problème dû à l'incertitude économique ou professionnelle».
Marguerite, Mimosa, Tulipe. Chaque chambre porte le nom d'une fleur. Dans ce lieu, les faits divers dont on parle en Italie ne sont pas du tout regardés avec étonnement. Personne n'est scandalisé par le fait qu'une femme qui porte un enfant puisse avoir envers cette petite créature des pulsions horribles ou en tout cas préoccupantes.
Comme ce qui est arrivé à Michelle, pianiste à Paris dans le 16ème arrondissement. Belle, cultivée, maman depuis moins de 3 semaines de Raphaël. L'autre jour, elle a téléphoné en larmes: "Il est encore en train de hurler, si ça continue je vais le jeter par la fenêtre". Sylvie, employée, elle, à son 2ème enfant, a souffert d'attaques de panique juste après la naissance de Patrice il y a 4 mois. "Je ne me sentais pas à la hauteur. J'avais peur que chacun de mes gestes puisse lui faire mal". Pour Emmanuelle, la naissance de Pierre, après des années à croire qu'elle ne pouvait pas tomber enceinte et un traitement hormonal, fut la fin des illusions. "Je me sens de marbre, je n'arrive pas à communiquer avec lui, c'est comme si je n'éprouvais rien pour lui".
Quand ils arrivent, mères et enfants sont séparés. "Quand elles arrivent, les mères sont épuisées, très tendues. La première chose est de les faire reposer". Souvent elles sont aidées grâce à des tranquillisants. "Ce sont les seuls médicaments que nous utilisons" assure le directeur de l'hôpital. L'utilisation de médicaments et le fait d'éloigner les enfants a suscité des critiques de la part de pédiatres et d'obstétriciens. Les patientes vivent dans cette unité environ 6 semaines, les maris viennent tous les jours. Souvent ils participent aux séances de psychothérapie. La journée se déroule au rythme des tétées: le personnel médical enseigne comment tenir le bébé, comment le regarder. Il y a des balades, des rencontres entre mères. "Elles peuvent ainsi rencontrer des femmes dans la même situation, et c'est déjà un soulagement", explique Anne Catherine Cassin, psychologue de la clinique.
L'idée de médicaliser un mal-être féminin qui existe depuis la nuit des temps suscite de la perplexité. "Ma famille me voyait comme un monstre" se rappelle Brigitte, ex-patiente de l'hôpital, qui a maintenant créé le site "Maman blues". Un forum ou les mères malheureuses peuvent confesser leur mal être. "Souvent on guérit, mais il est important de pouvoir admettre que l'on est mal". Les visiteuses sont en augmentation, tout comme les patientes de la clinique.
http://www.maman-blues.org/forum/detail.php?forumid=35&id=385&page=1
Devenir mère: un traumatisme
Claudia Gerini parle des côtés négatifs de la maternité, de la fin de son mariage et de son compagnon actuel
Maman de la petite Rosa, d’un an et demi, l'actrice a vu son mariage avec le manager financier Alexandre Enginoli s’écrouler alors que sa fille avait à peine huit mois.
«Pendant la grossesse j'étais euphorique, j’avais grossi de 17 kg mais cela m'importait peu, je me sentais belle et sensuelle quand même – dit-elle.
Je continuais à travailler: dix jours avant l'accouchement, j'étais à Cannes pour présenter Non ti muovere (Ne bouge pas) de Sergio Castellitto.
Ensuite, la césarienne et une longue convalescence».
Après ? «La merde» - répond Claudia. «Mettre au monde un enfant, c’est un traumatisme, tout d’abord sur le plan physique: il y a une partie de toi qui se détache, on te l’enlève, et toi tu restes avec ce ventre mou et dégonflé, vide. Ensuite, du moins pendant les deux premiers mois, tu cesses d’exister. Tu n'as plus ton identité ni tes points de repères quotidiens, comme par exemple le travail. Et toutes les attentions des autres sont concentrées sur l'enfant».
Sa crise de maternité a été une des causes qui ont mené à la séparation d’avec Enginoli.
«Entre nous il y avait déjà des problèmes avant que je ne reste enceinte, admet-elle. Quelle a été l’erreur? Jeunes mariés, quand nous étions vraiment heureux, nous avions tente d’avoir un enfant, mais il n’avait pas voulu venir. Et puis, lorsqu’à la fin il est arrivé»………….
(Libero News)
http://magazine.libero.it/gossip/generali/ne2089.phtml



« J’ai depuis peu connu ma mère naturelle. Pour moi cela a été important même si cela n’a pas été la classique fable au grand beau final.
Cela a quand même été une expérience profonde qui m’a énormément changé. J’ai rempli beaucoup de vides que je portais en moi depuis
MAIS L’HISTOIRE NE S’ARRÊTE PAS LÀ POUR AUTANT…
NOVEMBRE
9 décembre, la sensation d'un destin qui devait s'accomplir s'accroît comme jamais auparavant: ce soir le téléphone a sonné... pour m'annoncer... que l'on avait retrouvé ma fille ! Pour l'instant, dans mon coeur et dans mon esprit, toujours aussi peu d'émotion, juste beaucoup d'appréhension pour le nouveau drame que cela pourrait déclencher dans la vie de cette jeune fille... qui a cessé d'être ma fille depuis une éternité...

Voilà ce que démontrent les statistiques compilées par la directrice régionale du Mouvement Retrouvailles, Denise Boudreau. En ce moment, elle compte 700 dossiers ouverts dans la région.
12 % sont des dossiers de mères qui recherchent,
30 % ont été initiés par des hommes adoptés,
58 % par des femmes à la recherche de leur mère.
Une «mère», tout à fait indigne de ce nom, qui, il y a
Dans la situation où je me trouvais, pratiquement sans famille, sans travail et sans aucun diplôme pour pouvoir un jour décrocher un boulot stable, habitant isolée en campagne et sans plus de voiture, sans argent et endettée jusqu'au cou à cause d'un petit flat qui était "bien à moi" mais qui n'était payé qu'à moitié, c'était de la folie pure.
Pas maternelle pour un sou, et n'ayant jamais désiré ni me marier ni avoir des enfants, je décidai toutefois de ne pas avorter, non pas par "moralité" ou par conviction religieuse, mais tout simplement par lâcheté, parce que j'avais une peur bleue de l'intervention et de me retrouver toute seule dans un hôpital pour accomplir ce terrible geste. Une étincelle d'instinct maternel s'était aussi réveillée en moi, et j'avais fini par désirer fortement cet enfant.
Mon "rêve" s'exauça: je voulais une petite fille, j'eus une petite fille... Et après avoir traversé mes mois de grossesse dans l'isolement total et dans une misère noire, je me retroussai les manches pour affronter du mieux possible les années de galère qui s'annonçaient devant moi…
Donc, mères ou pères de naissance, si le sujet vous intéresse, contactez-moi


http://ilmessaggero.caltanet.it
UNE SOMALIENNE REJETTE SA FILLE, FRUIT D'UNE VIOLENCE
Elle s’en est occupée pendant 10 longs mois, mois durant lesquels elle a mûri son choix d'abandonner sa petite fille conçue sous la contrainte. Et elle lui a dit adieu.
Ainsi une jeune et belle somalienne de 19 ans a motivé hier soir sa décision de renoncer à sa fille. Accompagnée de sa soeur et d'une amie italienne, elle s'est présentée au Tribunal des Mineurs. "Je ne la veux plus, je ne l'aime pas. Je veux la donner en adoption", a-t-elle expliqué.
Une brigade du commissaire Castro Pretorio est aussitôt arrivée sur place, les agents ont essayé de la faire raisonner, mais il n'y a rien eu à faire.
Traduction française de l’article paru en septembre 2005 sur le journal La Repubblica
La proposition arrive après les faits récents de nouveau-nés tués et jetés dans un conteneur d’immondices, 3 cas en quelques jours.
Des «fenêtres à bébés» déjà ouvertes à l’étranger
Le Président (de l’institut) des Innoncents (situé à Florence) : "Nous ne pouvons pas rester les yeux fermés"
Sur base des données de la Commission pour l’Égalité des chances, 300 nouveau-nés sont retrouvés chaque année, « morts ou vifs »
+ 10% l'augmentation
En 2002, on dénombre une augmentation des abandons de 10% en 5 ans. La Sicile, suivie de la Lombardie, détient le record.
Les lieux
Depuis l'antiquité existent des lieux où abandonner les nouveau-nés. Dans la Rome antique, au pied de la « colonne lactaria » (*)
« La roue »
Faite «à mesure de nouveau-né» pour éviter l'abandon d'enfants plus grands, elle apparaît dans les années 500
Les enfants trouvés
Les noms inventés pour les enfants trouvés rappellent leur origine. Innocenti se rapporte à la Toscane, Proietti à Rome, Esposti à Naples.
Les années 700
Des pics d'abandons ont eu lieu dans les années 700, parallèlement à la révolution industrielle et à l'entrée des femmes dans le monde du travail.
L'abolition
L'adieu à « la roue » date de 1875. Récemment, dans plusieurs pays européens, des « portiques appropriés » ont fait leur apparition à l’extérieur des hôpitaux

(*) Située dans les catacombes romaines, près de l’actuel Théâtre de Marcello, et où l’on trouve un grand nombre de tombes d’enfants